Quels aliments contiennent de la vitamine D, et combien ?

Filets de saumon frais sur une planche
L’essentielFaits vérifiés

Ce qu’il faut savoir sur la vitamine D dans l’assiette

  • L’ANSES fixe la référence nutritionnelle d’un adulte à 15 µg par jour, soit 600 UI.
  • L’huile de foie de morue culmine autour de 250 µg pour 100 g, loin devant tout le reste.
  • Les poissons gras (hareng, sardine, saumon, maquereau) fournissent en général entre 8 et 15 µg par portion.
  • Fruits et légumes n’en apportent pratiquement pas, champignons exposés aux UV mis à part.
  • L’ANSES fixe la limite haute à 100 µg par jour pour un adulte.

5 faits vérifiés3 sourcesmis à jour le 31 octobre 2026

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Le poisson gras mène la danse

Hareng, sardine, saumon et maquereau couvrent la moitié ou plus de ta dose en une portion.

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L’assiette ne fait pas tout

Le soleil et, au besoin, un complément prescrit complètent ce que la nourriture n’apporte pas.

Un adulte a besoin de 15 µg de vitamine D par jour d’après l’ANSES, soit 600 UI. Une petite cuillère d’huile de foie de morue les couvre presque à elle seule, le reste de l’assiette court derrière. Quand tu cherches vitamine D dans quel aliment la trouver, la réponse tient en une famille : les poissons gras. Je te donne ici les teneurs, des portions réalistes et les cas où manger ne suffit pas.

Quels aliments contiennent le plus de vitamine D ?

La table Ciqual de l’ANSES recense les teneurs aliment par aliment. L’huile de foie de morue frôle 250 µg pour 100 g, le hareng tourne autour de 15 µg, la sardine et le saumon entre 8 et 12 µg. Je les arrondis ici et je les ramène à une portion, parce que personne n’avale 100 g d’huile de foie de morue. Ce sont des ordres de grandeur : la teneur d’un poisson varie avec l’espèce, la saison et l’élevage, et une sardine pêchée en été ne vaut pas celle de février.

Sardines en boîte à l’huile d’olive

Aliment Portion type Vitamine D (µg) Part des 15 µg
Huile de foie de morue 1 cuillère à café (5 g) environ 12 80 %
Hareng 100 g environ 15 100 %
Saumon cuit 120 g environ 12 80 %
Sardines en boîte, égouttées 90 g environ 9 60 %
Thon en conserve 80 g environ 3 20 %
Girolles 100 g environ 5 33 %
Jaune d’œuf 1 jaune (18 g) environ 1 7 %

La lecture saute aux yeux. Un seul repas de poisson gras règle la journée, alors qu’il te faudrait une quinzaine de jaunes d’œuf pour atteindre la même dose. Je commence donc toujours par le poisson, puis je regarde le reste. Si tu veux ajuster tes apports en oméga-3, tu retombes sur les mêmes poissons gras.

  • Hareng, maquereau et sardine : à privilégier frais ou en boîte à l’huile.
  • Saumon : au four ou à la vapeur, une portion de 120 g suffit largement.
  • Huile de foie de morue : à doser à la cuillère, car elle concentre aussi de la vitamine A.
  • Jaune d’œuf et girolles : un appoint, pas une solution.

⚠️ Une portion d’huile de foie de morue dépasse vite tes besoins en vitamine A. Ne la double pas sous prétexte qu’elle est naturelle.

Combien de vitamine D faut-il viser chaque jour ?

Pour un adulte, la référence nutritionnelle pour la population publiée par l’ANSES est de 15 µg par jour. Un point souvent oublié : ce chiffre a été fixé en ne comptant que l’alimentation, sans la part fabriquée par la peau au soleil. Autrement dit, ton soleil compte dans le calcul. La peau fabrique la vitamine D sous l’effet des UVB, mais en hiver, sous nos latitudes, le rayonnement est trop faible pour que cette fabrication compense. C’est la période où tu dépends le plus de ton assiette, et celle où je regarde de près les personnes qui mangent peu de poisson.

La conversion t’aide à lire les étiquettes : 1 µg équivaut à 40 UI. Un complément à 1 000 UI par jour apporte donc 25 µg, soit plus que la référence. Le plafond se lit sur le tableau des limites de sécurité de l’ANSES : 100 µg par jour pour un adulte, soit 4 000 UI. Cumuler un complément, un lait enrichi et de l’huile de foie de morue, c’est le moyen le plus simple de s’en approcher sans le voir.

Je te conseille de faire le calcul sur une semaine plutôt que sur un jour. La recommandation de l’ANSES tient en deux portions de poisson par semaine, dont une de poisson gras. Elle lisse les écarts d’un jour à l’autre. Sur sept jours, la référence totalise 105 µg : un saumon le mardi et des sardines le samedi en apportent déjà environ 21, et le soleil, les œufs et les produits enrichis font le reste.

Où trouver de la vitamine D sans manger de poisson ?

Tu ne manges ni poisson ni viande ? Vitamine D dans quel aliment, alors ? Le choix se réduit vite. Les produits enrichis (certains laits, laits végétaux, céréales et matières grasses) portent la dose sur l’étiquette : lis-la, la quantité varie d’un fabricant à l’autre. Le jaune d’œuf donne un appoint régulier. Les girolles, les cèpes et les morilles en contiennent aussi, ce qui les place devant le champignon de Paris ordinaire, presque vide.

Côté fruits et légumes, soyons francs : la banane, l’orange ou la carotte n’en contiennent pratiquement pas. C’est un des points sur lesquels les listes trouvées en ligne gonflent le trait. Quand tu veux un bilan de ce que ton assiette apporte en minéraux, regarde plutôt les aliments riches en magnésium, qui travaillent avec la vitamine D pour l’os.

Œuf au plat dans une poêle

Et la boisson ? Seuls les laits et boissons végétales enrichis apportent quelque chose. Lis l’étiquette : la teneur par verre dépend du fabricant et tombe très loin d’une portion de hareng.

Pourquoi l’assiette ne suffit pas toujours, et quand consulter ?

Même bien mangé, tu peux manquer de vitamine D, et c’est le piège classique de l’hiver. L’ANSES cite parmi les personnes les plus exposées les femmes ménopausées, les personnes à peau mate ou foncée, celles qui évitent viande, poisson, œufs et produits laitiers, et celles qui souffrent d’une malabsorption intestinale. Si tu te reconnais dans l’une de ces catégories, parle-en à ton médecin.

La fatigue, les douleurs osseuses ou les crampes ne prouvent rien seules. Une grande fatigue a des dizaines de causes. Seule une prise de sang, le dosage de la 25-hydroxyvitamine D, tranche. Je ne te conseille pas de te supplémenter à l’aveugle : l’ANSES a publié en juillet 2021 un avis sur trois signalements d’effets indésirables sévères chez des nourrissons, liés au mésusage de compléments à 10 000 UI par goutte. Le résultat était une hypercalcémie, c’est-à-dire trop de calcium dans le sang.

Chez l’adulte comme chez l’enfant, la règle de prudence est la même. Un médecin prescrit la dose, la forme et la durée. Tu ne la déduis pas d’un forum ni d’une étiquette. Si tu hésites sur le dosage d’un enfant, pose la question à ton pédiatre ou à ton pharmacien avant la première goutte.

Pour la prise d’un complément prescrit, le moment compte : prends ton cholécalciférol avec un repas qui contient des graisses, car la vitamine D se dissout dans le gras.

Comment ne pas gâcher la vitamine D dans ton assiette ?

La vitamine D résiste plutôt bien à la cuisson courante. Je privilégie le four doux et la vapeur pour le saumon : tu gardes la texture et tu n’ajoutes pas de matière grasse. Évite de laisser un poisson gras des heures sur un feu vif, il se dessèche et tu perds le plaisir d’en manger régulièrement.

Panier de champignons sauvages

Pour la boîte de sardines, garde l’huile si elle est d’olive et mange le poisson avec ses arêtes : tu récupères aussi du calcium. Une boîte ouverte se garde au frais deux jours dans un récipient fermé. Si ton complément a dépassé sa date, lis plutôt ce que je dis d’une vitamine D périmée.

Une semaine type pour décider vitamine D dans quel aliment piocher, sans calcul compliqué :

  • Mardi : un pavé de saumon au four avec des légumes, environ 12 µg.
  • Jeudi : une omelette aux girolles, autour de 6 µg.
  • Samedi : des sardines en boîte sur du pain complet, près de 9 µg.

Ces trois repas apportent environ 27 µg, soit un quart de la référence hebdomadaire. Ce n’est pas un échec : l’ANSES a calculé sa valeur sans compter le soleil, et tu ne peux pas la tenir par la seule assiette sans manger du poisson gras presque chaque jour. Mieux vaut viser deux ou trois repas bien choisis par semaine, un dosage sanguin si tu fais partie des personnes à risque, et une discussion avec ton médecin si le total te semble insuffisant. Une liste de quinze aliments ne remplace rien de tout cela.

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